Le parc naturel national « Houtsoulchtchyna » est un lieu où les Carpates ne peuvent être perçues comme de simples montagnes, forêts et panoramas magnifiques. Ici, le paysage naturel a façonné pendant des siècles le mode de vie des habitants et influencé l’artisanat, l’architecture, l’économie ainsi que les traditions locales. Les sentiers de montagne traversent forêts et pâturages d’altitude, mènent aux rivières, aux cascades et aux sommets, tandis que tout autour vivent des communautés pour lesquelles la culture houtsoule fait encore partie du quotidien.
Le parc se situe dans la région de Kosiv, dans l’oblast d’Ivano-Frankivsk, et couvre une grande partie des paysages pittoresques des Carpates de Pokoutie et de Bucovine. Son territoire s’étend entre Kosiv, Chéchory, Pistyn, Kouty et des dizaines de localités voisines. Ainsi, « Houtsoulchtchyna » n’est pas un site touristique compact doté d’une entrée centrale, mais un vaste ensemble de massifs forestiers, de chaînes montagneuses, de vallées, de sites naturels remarquables et d’itinéraires.
Le voyageur peut commencer à découvrir le parc depuis les abords mêmes de Kosiv. Des sentiers partent de là vers les sommets et les crêtes environnants, puis l’itinéraire peut se poursuivre jusqu’à Pistyn, Chéchory ou d’autres secteurs de la région de Kosiv. Certains sentiers sont adaptés à une courte promenade de quelques heures, tandis que d’autres permettent de passer presque toute la journée au cœur de la nature carpatique.
Parmi les sites naturels les plus connus du parc figurent les rapides de Chéchory, le lac Lébé відь, le pâturage d’altitude de Rosokhata, le mont Ostryi, le mont Mykhalkiv, la crête de Brusnyi et la pierre de Dovbouch. Toutefois, la véritable valeur du PNN Houtsoulchtchyna ne se limite pas à une liste de lieux touristiques. L’essentiel se découvre précisément sur le chemin qui les relie : dans les vieilles forêts, au bord des torrents de montagne, sur les versants dégagés et les sentiers paisibles, où le Kosiv touristique laisse progressivement place à une nature presque déserte.
Le patrimoine culturel houtsoule occupe une place particulière dans le caractère du parc. Les artisanats traditionnels, les églises en bois, les coutumes anciennes, l’élevage des chevaux, l’apiculture et l’architecture houtsoule ne sont pas ici un décor touristique artificiel. Ils se sont développés dans ce milieu naturel même et expliquent en grande partie pourquoi le parc porte le nom de « Houtsoulchtchyna ».
C’est pourquoi un voyage dans cette région peut facilement devenir bien plus qu’une simple randonnée. En une seule journée, on peut atteindre un sommet panoramique, parcourir un sentier forestier écologique, admirer des cascades, découvrir l’artisanat houtsoule ou visiter le Centre du cheval houtsoule « Houtsoulik ». Pour les familles, les cyclistes, les photographes et les amateurs de randonnée, le parc propose des façons très différentes de découvrir les Carpates.
Mais pour planifier correctement un tel voyage, il est important de comprendre ce que protège exactement le PNN « Houtsoulchtchyna », quels sites méritent vraiment d’être vus, quels itinéraires conviennent aux débutants et lesquels exigent davantage de temps et de préparation. Nous allons examiner la nature du parc, ses lieux les plus intéressants, ses sentiers écologiques, sa dimension culturelle houtsoule ainsi que les aspects pratiques d’un voyage dans la région de Kosiv.
Comment le PNN « Houtsoulchtchyna » a vu le jour et ce qu’il protège
L’idée de créer une vaste zone protégée dans la région de Kosiv n’est pas née par hasard. Cette région réunit des forêts de montagne, des vallées fluviales, des pâturages d’altitude, des formations rocheuses et des lieux dotés d’un patrimoine culturel exceptionnellement riche. Certains espaces naturels y étaient déjà protégés, mais il est devenu évident avec le temps que la préservation d’écosystèmes carpatiques intacts nécessitait un territoire bien plus vaste, doté d’un système unifié de protection, de recherche scientifique et de tourisme réglementé.
Les décisions du conseil de district de Kosiv en 1998 et du conseil régional d’Ivano-Frankivsk en 1999 ont constitué des étapes importantes : elles prévoyaient la création, sur la base du parc paysager régional « Houtsoulchtchyna », d’un parc naturel national portant le même nom. Le processus s’est achevé le 14 mai 2002, lorsque le parc naturel national « Houtsoulchtchyna » a été officiellement créé par le décret du président de l’Ukraine n° 456/2002.
Quelle superficie le parc occupe-t-il ?
La superficie totale du PNN « Houtsoulchtchyna » est de 32 271 hectares. Sur cette superficie, 7 606 hectares devaient être transférés au parc en jouissance permanente, tandis que 24 665 hectares ont été intégrés sans être retirés à leurs utilisateurs fonciers.
Cette structure explique l’une des principales particularités du parc : son territoire n’est pas un massif inhabité continu. Il présente un caractère mosaïque et jouxte environ 40 localités de la région de Kosiv. Les espaces naturels côtoient villages, routes, exploitations traditionnelles et terres appartenant à d’autres utilisateurs ; la protection de la nature y est donc directement liée à la vie des communautés locales.
Presque tout le territoire est forestier : selon les données actuelles du parc, environ 98,8 % de sa superficie relève du fonds forestier. Les forêts constituent donc la base de l’ensemble naturel de « Houtsoulchtchyna » et jouent un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité locale, du régime hydrique et des paysages montagneux.
Pourquoi le parc national « Houtsoulchtchyna » a-t-il été créé ?
Le décret portant création du parc définit son objectif principal comme étant la préservation, la reconstitution et l’utilisation rationnelle des ensembles naturels typiques et uniques des Carpates de Pokoutie, qui possèdent une valeur écologique, scientifique, esthétique, récréative et sanitaire.
Le parc n’a donc pas été créé uniquement pour protéger quelques belles montagnes ou des plantes rares. Sa mission est bien plus vaste : préserver des systèmes naturels entiers — vieilles forêts, torrents et rivières de montagne, pâturages d’altitude, zones rocheuses, habitats des animaux et corridors naturels qu’ils empruntent pour se déplacer.
Les forêts anciennes de hêtres, de sapins et de hêtres, ainsi que d’autres forêts matures revêtent une importance particulière. Ces espaces présentent une structure plus complexe que les plantations forestières ordinaires : des arbres d’âges différents, une régénération naturelle, des arbres morts sur pied et du bois mort y coexistent, créant un habitat pour une grande variété de champignons, d’insectes, d’oiseaux et de petits animaux.
Le PNN « Houtsoulchtchyna » n’est toutefois pas un territoire totalement fermé aux visiteurs. L’une de ses missions est de créer les conditions d’un tourisme organisé, de la détente et de l’éducation à l’environnement. C’est pourquoi des sentiers écologiques et pédagogiques, des itinéraires touristiques, des espaces récréatifs et des structures de sensibilisation à la nature y sont aménagés.
Pourquoi les règles diffèrent-elles selon les secteurs du parc ?
Afin de concilier la protection de la nature avec le tourisme et l’utilisation traditionnelle du territoire, le PNN « Houtsoulchtchyna » est divisé en quatre zones fonctionnelles : une zone de réserve intégrale, une zone de récréation réglementée, une zone de récréation stationnaire et une zone économique.
La zone de réserve intégrale est destinée aux ensembles naturels les plus précieux. Le régime de protection y est le plus strict et les activités susceptibles de perturber les processus naturels y sont fortement limitées.
Pour les voyageurs, la zone de récréation réglementée est particulièrement importante. C’est là que peuvent passer les itinéraires touristiques et les sentiers écologiques, et que peuvent être organisés des séjours de courte durée ainsi que l’observation de sites naturels remarquables. La zone de récréation stationnaire est destinée aux infrastructures touristiques, tandis que la zone économique couvre les territoires où sont autorisées des activités compatibles avec les objectifs de protection du parc.
Trois unités de protection de la nature
Le territoire directement confié à la gestion du parc est réparti entre trois unités de protection de la nature et de recherche scientifique : Kosiv, Starï Kouty et Chéchory. Leurs agents assurent la protection des espaces naturels, surveillent l’état des forêts, contrôlent le respect du régime de protection et participent aux recherches scientifiques.
Cette organisation est particulièrement importante en raison de l’étendue et de la fragmentation du territoire du PNN. De Kosiv à Chéchory ou à Starï Kouty, les conditions naturelles, la fréquentation touristique et le caractère des paysages diffèrent ; chaque secteur du parc nécessite donc une surveillance locale permanente.
En définitive, le parc « Houtsoulchtchyna » remplit aujourd’hui plusieurs fonctions à la fois : il protège les écosystèmes carpatiques, mène des recherches scientifiques, soutient l’éducation à l’environnement et crée des possibilités de tourisme responsable. Pour comprendre pourquoi ce territoire nécessite une telle protection, il faut maintenant se rapprocher de sa nature : ses vieilles forêts, ses rivières de montagne, ses pâturages d’altitude, ainsi que sa flore et sa faune de la région de Kosiv.
La nature du PNN « Houtsoulchtchyna » : forêts anciennes, montagnes, rivières et monde sauvage des Carpates
La nature du parc national « Houtsoulchtchyna » est bien plus variée que ne le laisse penser le simple mot « Carpates ». Son territoire s’étend des zones de piémont de la région de Kosiv aux crêtes boisées des Carpates de Pokoutie et de Bucovine. Sur une distance relativement courte, l’altitude, l’humidité, la végétation et le caractère même du paysage changent donc sensiblement.
On peut y traverser une forêt de chênes et de charmes, monter parmi les hêtres et les sapins, atteindre des versants d’épicéas, observer des éboulis rocheux, des torrents de montagne, des cascades et des espaces ouverts de pâturages d’altitude. Le point culminant du parc est le mont Grégit, haut de 1472 mètres, mais la valeur naturelle de « Houtsoulchtchyna » tient non pas à un sommet isolé, mais à la diversité des milieux préservés entre les chaînes montagneuses et les vallées.
Du piémont aux plus hautes crêtes du parc
Le relief du PNN « Houtsoulchtchyna » évolue progressivement. Aux environs de Kosiv dominent les crêtes boisées de faible altitude, les vallées fluviales et les collines, accessibles par de courts itinéraires touristiques. Plus au sud-ouest, les montagnes s’élèvent, les pentes deviennent plus abruptes et les massifs forestiers plus continus.
Dans les secteurs de haute montagne, on rencontre des zones rocheuses et des éboulis caractéristiques des Carpates. Ce paysage est particulièrement marqué dans la région du Grégit, où les éboulis naturels se mêlent aux forêts d’épicéas et aux espaces ouverts de la crête.
C’est précisément la succession des étages altitudinaux qui donne l’impression de traverser plusieurs milieux naturels différents en une seule journée. Ce qui commence comme une promenade tranquille dans une forêt de piémont peut plus haut se transformer en véritable itinéraire carpatique, avec un relief rocheux et de vastes panoramas montagneux.
Les forêts anciennes, principale richesse naturelle de « Houtsoulchtchyna »
Les forêts constituent la base du milieu naturel du parc. Les forêts anciennes et les secteurs de forêt primaire, où les processus naturels se sont déroulés pendant longtemps avec une intervention humaine minimale, revêtent une valeur particulière. Selon l’altitude, on trouve des hêtraies, des forêts de sapins et de hêtres, d’épicéas et de hêtres, de chênes et de charmes, ainsi que des forêts mixtes. Leur aspect dépend de l’altitude, de l’exposition de la pente, de l’humidité et des sols. Dans les parties basses, on rencontre le chêne et le charme ; plus haut, le hêtre, le sapin et l’épicéa prennent progressivement le dessus.
Une vieille forêt naturelle se distingue d’une plantation forestière ordinaire. De jeunes arbres et des sujets très âgés y poussent côte à côte ; des troncs tombés, des arbres morts sur pied et du bois à différents stades de décomposition y demeurent. Pour le visiteur, cela peut ressembler à une « forêt non entretenue », mais c’est précisément cette structure qui offre un habitat à une multitude de champignons, d’insectes, de mousses, d’oiseaux et de petits animaux.
Sur certains itinéraires, on peut également observer des associations inhabituelles d’essences. Par exemple, dans la région du mont Mykhalkiv, le parc décrit des forêts de pins, de hêtres et de mélèzes — une combinaison rare dans cette région, qui compose un paysage forestier singulier.
Rivières, torrents de montagne et rapides
Le territoire du parc est sillonné par de nombreux cours d’eau. Les plus grandes rivières de la région de Kosovo liées aux complexes naturels du parc national sont la Lioutchka, la Pistynka, la Rybnуtsia et le Tcherемoch. Elles appartiennent au bassin du Prout et recueillent les eaux de nombreux torrents et sources de montagne. Dans leur partie montagneuse, les rivières ont un courant rapide, un lit pierreux et un dénivelé important. Là où l’eau traverse une alternance de roches plus ou moins dures, se forment des radiers, des rapides et des cascades. En Houtsoulie, ces cascades bruyantes sont traditionnellement appelées des « h เหукs », en référence au grondement caractéristique de l’eau.
L’exemple le plus connu est celui des houts de Sheshory sur la Pistynka, mais le monde aquatique du parc ne se limite pas à eux. Les houts de Kosovo se trouvent sur la Rybnуtsia, tandis que le long de nombreux sentiers touristiques, le randonneur est accompagné par de petits torrents, des sources et des ruisseaux forestiers.
Un autre site naturel remarquable est le lac Lebedyn, caché au cœur d’un massif forestier. Il se distingue des rivières carpatiques au courant rapide par une atmosphère tout autre : une surface d’eau calme, des zones marécageuses et une végétation hygrophile. Nous examinerons plus en détail les sites aquatiques les plus intéressants dans la partie touristique de l’article.
Les plantes du parc national « Houtsoulchtchyna »
La combinaison de différentes altitudes, de forêts, de versants ouverts, de zones marécageuses et de vallées fluviales a créé un monde végétal d’une richesse exceptionnelle. Selon les données scientifiques actualisées du parc, au début de 2026, environ 2580 espèces de plantes supérieures et inférieures y étaient recensées. Parmi elles, des dizaines d’espèces bénéficient d’un statut national ou international de protection de la nature.
Dans les forêts et les espaces ouverts, on peut rencontrer la perce-neige, la nivéole de printemps, le crocus de Heuffel, le lis martagon, l’ail des ours, la lunaire vivace, le colchique d’automne ainsi que différentes espèces d’orchidées sauvages. Parmi les plantes ligneuses de grande valeur, une attention particulière est accordée à l’if commun et au pin cembro européen.
La période la plus spectaculaire pour découvrir la flore est le printemps et le début de l’été. Pourtant, c’est précisément pendant la floraison de masse que les plantes souffrent le plus de la cueillette et du piétinement. Une photographie d’une fleur rare dans son milieu naturel sera donc un bien meilleur souvenir qu’un bouquet qui fanera avant même le retour à la maison.
Quels animaux sauvages peut-on rencontrer ?
Les vastes massifs forestiers offrent un refuge aux habitants typiques des Carpates ukrainiennes. Le parc abrite le cerf élaphe, le chevreuil, le sanglier, le blaireau, le renard, des martres et d’autres mammifères. Dans les secteurs forestiers les plus reculés, on rencontre occasionnellement l’ours brun, le lynx et le chat forestier. Selon les dernières données du département scientifique, au 1er janvier 2026, la liste des animaux du parc « Houtsoulchtchyna » comptait 2321 espèces. Parmi elles, 117 espèces sont inscrites au Livre rouge de l’Ukraine, tandis que des centaines d’autres sont protégées par des accords internationaux de conservation de la nature.
Le monde des oiseaux, des insectes et des autres petits animaux est particulièrement diversifié ; les touristes peuvent les observer bien plus souvent que les grands mammifères. Il est peu probable de voir un ours lors d’une promenade ordinaire — et c’est probablement une bonne nouvelle pour le randonneur lui-même. Il est bien plus réaliste d’entendre les oiseaux de la forêt, d’apercevoir les traces d’ongulés, un écureuil, des papillons ou des amphibiens près des zones humides.
Les champignons, un monde naturel à part entière
Le parc national « Houtsoulchtchyna » se distingue non seulement par ses plantes et ses animaux. Il abrite également un monde fongique d’une richesse exceptionnelle, dont l’étude est devenue l’un des axes scientifiques importants du parc. Selon les données actuelles, plus d’un millier d’espèces de champignons et d’organismes fongiformes y ont été recensées, parmi lesquelles figurent des espèces rares.
Cette diversité est directement liée aux forêts anciennes. Les arbres tombés, le bois mort, l’humidité et la structure naturelle des peuplements créent des conditions favorables à des espèces qui se rencontrent presque jamais dans les jeunes forêts exploitées.
Les scientifiques du parc n’étudient pas seulement les champignons : ils travaillent également à la mise au point de méthodes de conservation et de reproduction des espèces rares dans leur milieu naturel. Pour les touristes, la saison des champignons ajoute un charme particulier aux forêts d’automne ; leur cueillette ne doit toutefois avoir lieu que dans les secteurs où le règlement du parc l’autorise.
Une nature qu’il vaut mieux ne pas chercher à « conquérir » trop vite
La principale valeur de la nature du parc national « Houtsoulchtchyna » ne réside ni dans une cascade record ni dans le sommet le plus élevé. Le parc est précisément intéressant par les transitions entre différents univers naturels : d’une rivière de montagne à une vieille hêtraie, d’une vallée paisible à une crête rocheuse, d’un lac forestier à une polonyna ouverte.
Il vaut donc mieux découvrir « Houtsoulchtchyna » sans chercher à accumuler le plus grand nombre possible de points sur la carte. Il est bien plus intéressant de choisir quelques sites naturels et de les parcourir à pied, en observant les changements de la forêt, du relief, de l’eau et des paysages. Nous verrons dans la prochaine partie consacrée aux sites les plus intéressants du parc national « Houtsoulchtchyna » où les découvrir au mieux.
Que voir dans le parc national « Houtsoulchtchyna » : les sites naturels les plus intéressants
Le parc national « Houtsoulchtchyna » ne possède pas un site touristique principal après la visite duquel on pourrait dire que l’on a déjà vu tout le parc. Ses sites les plus intéressants sont dispersés entre Kosovo, Sheshory, Pistyn et les environs montagneux ; chaque secteur révèle donc un visage totalement différent de la région de Kosovo. Ici, l’attrait principal sera une cascade ; là, un lac au milieu de la forêt, une polonyna où l’activité pastorale est encore pratiquée ou un sommet peu élevé offrant une vue panoramique sur les Carpates de Pokoutie et de Bucovine. Pour un premier voyage dans les Carpates, mieux vaut ne pas essayer de tout voir d’un coup, mais choisir quelques sites correspondant à votre rythme et à vos centres d’intérêt.
Les cascades les plus célèbres du parc Houtsoulchtchyna
Les houts de Sheshory (ou cascades argentées) constituent l’un des sites naturels les plus connus de la région de Kosovo. Ils se trouvent directement dans le village de Sheshory, sur la rivière Pistynka, qui traverse ici d’épais bancs de roches montagneuses et forme toute une succession de cascades et de rapides.
Les plus connues sont le Grand Houk et le Petit Houk. En aval des cascades s’est formée une vasque que les habitants appellent Syniplas. En été, cette partie de Sheshory devient un lieu de détente très apprécié ; en hiver, les cascades prennent une tout autre apparence lorsque certaines parties des cours d’eau se couvrent de glace.
L’avantage des houts de Sheshory est leur accessibilité : il n’est pas nécessaire de prévoir une randonnée de haute montagne complexe pour les admirer. Ils conviennent donc parfaitement à une première découverte du parc national « Houtsoulchtchyna », à un voyage en famille ou à une courte halte lors d’un itinéraire dans la région de Kosovo.
Le lac Lebedyn — un plan d’eau paisible au cœur d’une forêt carpatique
Le lac Lebedyn laisse une impression tout à fait différente. Il se trouve dans la réserve naturelle du même nom, à environ 601 mètres d’altitude, caché au milieu d’un massif forestier. Le plan d’eau présente une forme arrondie à ovale, des dimensions approximatives de 200 × 100 mètres et, selon les données du parc, une profondeur pouvant atteindre 28 mètres par endroits. Son origine est considérée comme probablement karstique.
Lebedyn est intéressant non seulement pour son plan d’eau. Le chemin qui y mène traverse des prairies naturelles et des zones forestières abritant de nombreuses plantes rares. Plusieurs espèces d’orchidées sauvages inscrites au Livre rouge de l’Ukraine ont notamment été recensées sur l’itinéraire. Contrairement aux houts de Sheshory, Lebedyn ne doit pas être considéré comme une simple halte au bord de la route. Il s’agit déjà d’une véritable randonnée pédestre, et il faut donc prévoir beaucoup plus de temps pour découvrir le lac.
La polonyna Rosokhata — un lieu où l’élevage d’altitude vit encore
Cette polonyna est intéressante parce que le paysage naturel s’y associe directement à l’élevage traditionnel des Houtsoules. Pendant la saison chaude, on y mène les vaches, les moutons et les chevaux, et l’activité pastorale y fonctionne depuis de nombreuses années. Pour les touristes, c’est l’occasion non seulement d’admirer une clairière de montagne ouverte au milieu de forêts anciennes, mais aussi de découvrir la tradition de fabrication de la brynza, du budz et de la vourda. Pendant la saison de pâturage, ces produits peuvent être dégustés ou achetés directement sur la polonyna.
Depuis Rosokhata, des vues s’ouvrent sur les crêtes environnantes, notamment Brusny. C’est l’un de ces sites où l’on ressent particulièrement bien le trait essentiel du parc national « Houtsoulchtchyna » : ici, la nature n’est pas séparée de la culture ni du mode de vie traditionnel.
Le mont Ostryi — un itinéraire court pour une vaste vue panoramique
Si vous souhaitez admirer les Carpates d’en haut sans entreprendre une longue randonnée, tournez-vous vers le mont Ostryi, près du village de Horod. Son altitude est de 584 mètres et une plateforme d’observation a été aménagée au sommet. On y découvre un panorama sur Kosovo, les villages environnants et les crêtes des Carpates de Pokoutie et de Bucovine. Les sommets de Kamenystyi, Sokilskyi, Brusny, Holytsia, Ziniakiv Verkh, Mykhalkova et d’autres encore sont bien visibles.
Ostryi est particulièrement pratique pour ceux qui ne disposent que de quelques heures. Le sentier écologique officiel menant à la plateforme d’observation mesure environ 1,5 km et demande approximativement une heure ; ce sommet convient donc même à un programme touristique court.
Le mont Mykhalkiv et le site naturel de Kremenуtsia
Autre sommet intéressant près de Kosovo, le mont Mykhalkiv culmine à 812 mètres. Son intérêt ne réside pas seulement dans le panorama, mais aussi dans la diversité des paysages naturels rencontrés en chemin. L’itinéraire traverse des forêts où poussent côte à côte le pin, le hêtre et le mélèze — une association assez inhabituelle dans cette partie des Carpates. Le sentier mène ensuite au site naturel de Kremenуtsia, une vallée semblable à un canyon, façonnée par un ruisseau du même nom au milieu de grès résistants.
Le ruisseau forme de petites cascades, tandis que le site naturel abrite des plantes rares, notamment des représentants de la famille des orchidées, la nivéole de printemps, le crocus de Heuffel et la lunaire vivace.
Depuis le sommet de Mykhalkiv, on bénéficie de vues sur Kosovo, les villages environnants et les lointaines crêtes des Carpates. Cette option est déjà un peu plus longue que l’ascension d’Ostryi, mais elle convient toujours parfaitement à une promenade de quelques heures.
Le mont Hreghit — le point culminant du parc national « Houtsoulchtchyna »
Pour les randonneurs expérimentés, le mont Hreghit présente un intérêt particulier : il s’agit du point culminant du parc national, à 1472 mètres d’altitude. Ce secteur se distingue nettement des sommets touristiques moins élevés proches de Kosovo. On y découvre des paysages de haute montagne plus marqués, des éboulis rocheux, des prairies montagnardes et des zones de forêts anciennes. Les scientifiques du parc mènent régulièrement dans la région de Hreghit des recherches botaniques et mycologiques, au cours desquelles ils recensent des espèces végétales rares.
Hreghit ne doit pas être inclus dans un court programme de première découverte du parc. Il s’agit déjà d’une véritable excursion en montagne, qui exige davantage de temps, un itinéraire soigneusement planifié, de bonnes conditions météorologiques et une préparation physique adaptée.
Que choisir pour un premier voyage ?
Si vous venez pour la première fois dans la région de Kosovo, le plus pratique est de combiner Kosovo, le mont Ostryi ou Mykhalkiv et les houts de Sheshory. Cet itinéraire permet de découvrir en une journée la ville, les versants forestiers, un panorama sur les Carpates et des cascades de montagne, sans effort physique excessif.
Pour le deuxième jour, vous pouvez garder le lac Lebedyn ou la polonyna Rosokhata. Quant à Hreghit et aux crêtes plus éloignées, mieux vaut les prévoir comme une excursion en montagne à part entière.
Cette répartition permet de ne pas transformer la découverte du parc national « Houtsoulchtchyna » en course d’un point à l’autre sur la carte. Il est bien plus intéressant de choisir plusieurs paysages différents et de prendre le temps de voir comment cascades, forêts, polonynas et sommets s’assemblent peu à peu en un seul tableau des Carpates de Kosovo.
La culture houtsoule comme partie intégrante du parc national « Houtsoulchtchyna »
Le nom du parc naturel national « Hout்சoulchtchyna » n’a rien d’anodin. Contrairement à de nombreux territoires protégés où les monuments culturels ne sont qu’un complément de la nature, le mode de vie traditionnel s’est ici façonné pendant des siècles sous l’influence du paysage montagneux. Les forêts fournissaient le bois nécessaire à la construction et à la sculpture, les alpages servaient de pâturages, les rivières déterminaient l’emplacement des villages, tandis que l’isolement des localités montagnardes a permis de préserver plus longtemps les artisanats, les vêtements, la musique et les coutumes locales.
C’est pourquoi un voyage dans le PNN « Hout்சoulchtchyna » ne se résume pas à la possibilité de parcourir un sentier des Carpates. À Kosiv, Chéchorï, Pistyn et dans les villages voisins, les touristes peuvent découvrir des traditions artisanales vivantes, l’économie des alpages, les chevaux hout்சouls, la céramique traditionnelle, le tissage, la sculpture sur bois et la cuisine locale. C’est précisément ce qui distingue le parc d’un simple ensemble d’itinéraires de montagne.
La céramique de Kosiv — une tradition d’importance mondiale
L’un des symboles culturels les plus connus de la région de Kosiv est la tradition de la céramique peinte de Kosiv. On la reconnaît facilement à ses couleurs caractéristiques — vert, jaune et brun — ainsi qu’à ses compositions narratives dans lesquelles les artisans représentent la vie quotidienne des Houtsoules, des animaux, des plantes, des musiciens, des cavaliers et des scènes de la vie courante.
Cet artisanat s’est formé dès le XVIIIe siècle et s’est transmis de génération en génération au sein de familles d’artisans et de petits ateliers. En 2019, la tradition de la céramique peinte de Kosiv a été inscrite sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.
Pour le voyageur, il ne s’agit pas simplement d’une pièce de musée. À Kosiv, des artisans fabriquent encore aujourd’hui de la vaisselle, des carreaux, des plats décoratifs, des bougeoirs, des jouets et d’autres objets selon les techniques traditionnelles. Certains ateliers proposent des cours pratiques, ce qui permet aux touristes d’observer de beaucoup plus près le processus de création qu’au cours d’une simple visite de musée.
« La maison hout்சoule » — à la découverte des artisanats au cœur même du parc
Pour ceux qui souhaitent se faire rapidement une idée générale de la culture locale, l’espace muséal et créatif « La maison hout்சoule » est ouvert au centre scientifique et éducatif du PNN.
Son exposition présente la céramique de Kosiv, la sculpture sur bois, les ouvrages tissés, les pysanky, le costume hout்சoule et les bijoux traditionnels. En 2023, le musée a été rénové et enrichi d’éléments multimédias modernes ainsi que de réalité augmentée : certaines pièces peuvent être observées en 3D et les procédés de production traditionnels peuvent également être visionnés.
Des ateliers pratiques y sont également organisés. « La maison houtցoule » convient donc particulièrement bien à un voyage en famille ou à une première découverte de la culture de la région de Kosiv avant de partir à la rencontre d’artisans particuliers.
La sculpture, le tissage et les autres artisanats de la région de Kosiv
La céramique n’est qu’une composante du monde artisanal houtցoule. La région de Kosiv est également réputée pour la sculpture sur bois, le tissage, la broderie, la pelleterie, le travail artistique du métal, la décoration des pysanky et la confection de vêtements traditionnels. Certains de ces artisanats sont directement liés aux ressources naturelles des Carpates. Le bois servait à construire les habitations, les meubles, les instruments de musique et les objets du quotidien, la laine à fabriquer des couvertures et des vêtements, tandis que les colorants naturels étaient utilisés pour décorer les tissus.
C’est pourquoi la rencontre avec les artisans locaux complète parfaitement les itinéraires dans la nature. Après quelques heures passées en forêt, on regarde tout autrement un objet sculpté en bois lorsque l’on comprend à quel point l’artisanat traditionnel était lié à l’environnement.
Le cheval houtցoule et le centre « Houtsoulyk »
Un autre élément important de la vie traditionnelle des Carpates est le cheval houtցoule. Peu grands, robustes et parfaitement adaptés aux conditions montagnardes, ces chevaux ont aidé pendant des siècles les habitants à transporter des charges, à se déplacer sur des routes de montagne difficiles et à travailler dans les exploitations.
Le PNN « Houtցoulchtchyna » œuvre à la préservation et à l’élevage de cette race et a créé le centre du cheval houtցoule « Houtsoulyk ». On peut y découvrir la race de plus près, voir les chevaux et profiter de promenades à cheval ou d’autres programmes, s’ils sont disponibles au moment de la visite.
Pour les familles avec enfants, cela peut être l’un des sites d’éducation à la nature les plus intéressants du parc ; pour les adultes, c’est l’occasion de mieux comprendre pourquoi le cheval occupait une place si importante dans la vie des Houtsoules.
Le domaine de Saint-Nicolas à Pistyn
Un autre site culturel et éducatif du parc est la Résidence de Saint-Nicolas à Pistyn. Elle s’adresse avant tout aux familles et associe la tradition festive à la culture houtցoule. Le site abrite des salles thématiques, un atelier de fabrication de jouets de Nouvel An et de Noël, des aires de jeux pour enfants et des terrains de sport, des maisons consacrées aux artisanats houtցoules ainsi que des espaces de repos. Des ateliers sont proposés aux enfants, qui peuvent y fabriquer eux-mêmes un jouet de fête.
Le domaine est particulièrement populaire en hiver, mais il peut aussi être intégré à un itinéraire plus vaste à travers Pistyn et les espaces naturels environnants.
Une culture qu’il vaut mieux découvrir sur place
Lorsqu’on découvre la culture houtցoule, l’essentiel est de ne pas la réduire à un ensemble de souvenirs et de belles photographies. De nombreuses traditions de la région de Kosiv restent vivantes précisément parce que les artisans, les familles et les communautés locales continuent de les faire vivre.
Un bon itinéraire culturel peut donc être très simple : visiter « La maison houtցoule », entrer dans l’atelier d’un céramiste ou d’un sculpteur, suivre le sentier vers Rosokhata, goûter un fromage d’alpage et terminer la journée par une promenade à Kosiv. Dans ce format, la culture cesse d’être un « programme d’excursion » distinct et devient le prolongement naturel du voyage lui-même.
C’est précisément ce qui rend le PNN « Houtցoulchtchyna » unique parmi les parcs nationaux des Carpates. Ici, le touriste ne découvre pas seulement ce que la nature a créé, mais aussi comment les habitants ont appris, au fil des siècles, à vivre dans ce paysage, à en utiliser les ressources et à façonner leur propre culture reconnaissable entre toutes.
Questions fréquentes sur le parc naturel national « Houtցoulchtchyna »
Où se trouve le PNN « Houtցoulchtchyna » ?
Le parc naturel national « Houtցoulchtchyna » se trouve dans la région de Kosiv, dans l’oblast d’Ivano-Frankivsk, au sein des Carpates de Pokoutie et de Bucovine. Ses espaces naturels s’étendent aux environs de Kosiv, Chéchorï, Pistyn, Kouty et d’autres localités. L’administration du parc se trouve dans la ville de Kosiv.
Quelle est la superficie du parc naturel national « Houtցoulchtchyna » ?
La superficie totale du PNN « Houtցoulchtchyna » est de 32 271 hectares. Le territoire du parc présente une structure morcelée et ne forme pas un seul ensemble touristique continu.
Que faut-il voir en priorité dans le PNN « Houtցoulchtchyna » ?
Pour un premier voyage, le plus pratique est de combiner Kosiv, l’un des sommets panoramiques faciles d’accès — Ostryi ou Mykhalkiv — et les cascades de Chéchorï. Si vous disposez de davantage de temps, prévoyez une randonnée distincte jusqu’au lac Lebedyn ou à l’alpage de Rosokhata.
Quels itinéraires existe-t-il dans le PNN « Houtցoulchtchyna » ?
Le parc dispose d’un réseau balisé de sentiers écologiques et éducatifs ainsi que d’itinéraires touristiques. Parmi les plus populaires figurent le mont Ostryi, le mont Mykhalkiv, le lac Lebedyn, l’alpage de Rosokhata, la crête de Kormytoura et le complexe d’itinéraires « Quatre routes ». Des formats de voyage à vélo et à cheval sont également proposés.
Quel itinéraire du PNN « Houtցoulchtchyna » convient aux débutants ?
L’un des itinéraires les plus faciles est celui du mont Ostryi, long d’environ 1,5 km et d’une durée approximative d’une heure. L’itinéraire vers l’alpage de Rosokhata est également relativement court. Pour un premier voyage, mieux vaut commencer par ces sentiers et garder les itinéraires plus longs pour les jours suivants.
Où se trouvent les cascades de Chéchorï et est-il difficile de les rejoindre ?
Les cascades de Chéchorï se trouvent directement dans le village de Chéchorï, sur la rivière Pistynka. C’est l’un des sites naturels les plus accessibles de la région de Kosiv : il n’est pas nécessaire d’entreprendre une randonnée de montagne difficile pour voir les cascades. Le lieu convient donc parfaitement à une courte excursion et à une sortie en famille.
Le PNN « Houtցoulchtchyna » convient-il à un voyage avec des enfants ?
Oui. Pour les familles, les sites les plus adaptés sont notamment les cascades de Chéchorï, le mont Ostryi, le domaine de Saint-Nicolas, « La maison houtցoule » et le centre du cheval houtցoule « Houtsoulyk ». Les longs itinéraires vers le lac Lebedyn ou le long de la crête de Kormytoura ne doivent être choisis qu’en tenant compte de l’âge et de la condition physique de l’enfant.
Quelle est la meilleure période pour visiter le PNN « Houtցoulchtchyna » ?
Pour la plupart des itinéraires de randonnée, la période la plus favorable s’étend de la fin du printemps au milieu de l’automne. Au printemps, les cascades et la floraison des plantes forestières sont particulièrement belles ; en été, les exploitations d’alpage sont en activité ; en automne, les hêtraies et les forêts mixtes se parent de couleurs éclatantes.
Combien de jours faut-il prévoir pour découvrir le parc ?
En une journée, il est possible de découvrir Kosiv, de faire un court itinéraire de montagne et de visiter un site naturel tel que les cascades de Chéchorï. Pour le lac Lebedyn, Rosokhata, plusieurs sentiers écologiques et les sites culturels, mieux vaut prévoir deux à trois jours.
Est-il possible de passer la nuit sous une tente dans le PNN « Houtցoulchtchyna » ?
Oui, mais les tentes ne doivent être installées que dans des emplacements récréatifs désignés. Le parc dispose de plusieurs zones aménagées pour le camping dans les secteurs de Kosiv, Pistyn, Chéchorï et de l’unité de protection de la nature de Starokoutsk. Avant votre départ, il est conseillé de vérifier les conditions en vigueur pour l’emplacement choisi.
Faut-il acheter un billet pour visiter le PNN « Houtցoulchtchyna » ?
Il n’existe pas de billet unique donnant accès à l’ensemble du territoire du parc. Certaines excursions, activités d’éducation à la nature, prestations récréatives et visites de sites précis peuvent être payantes. Il est préférable de vérifier les conditions en vigueur juste avant le voyage.
Que ne peut-on pas faire sur le territoire du parc ?
Dans les zones protégées, il est interdit d’endommager les arbres et les plantes, de cueillir des fleurs rares, d’abandonner des déchets, de déranger les animaux sauvages, d’allumer un feu sans autorisation ou d’installer une tente en dehors des emplacements désignés. Il faut également tenir compte du fait que le niveau de protection varie selon les différentes zones fonctionnelles du parc.
Le parc naturel national « Houtցoulchtchyna » vaut-il le détour ?
La Houtsoulchtchyna (parc naturel national) est bien plus que quelques itinéraires touristiques au cœur des Carpates. Sa principale richesse réside dans l’association des milieux naturels et culturels : forêts anciennes, rivières de montagne, cascades, pâturages d’altitude, sommets et traditions qui se sont façonnées ici au fil de nombreuses générations.
Le parc convient à des voyageurs aux attentes très différentes. Pour une première découverte, vous pouvez choisir la courte ascension de l’Ostryi, vous promener jusqu’aux gucs de Sheshory ou visiter Kosiv. Ceux qui souhaitent passer davantage de temps dans la nature pourront se rendre au lac Lebedyn, au pâturage d’altitude de Rosokhata ou emprunter l’un des itinéraires forestiers les plus longs.
Il s’agit toutefois d’un territoire qui mérite d’être découvert sans précipitation. En raison des distances importantes entre les différents sites et du grand nombre d’itinéraires, il est inutile d’essayer de voir tout le parc en une seule journée. Il est bien plus agréable de choisir quelques endroits, de garder du temps pour les promenades, les pauses et la découverte de la culture locale, puis de réserver les autres itinéraires pour un prochain voyage.
Le parc naturel national de la Houtsoulchtchyna intéressera tout particulièrement ceux qui recherchent les Carpates autrement qu’à travers leurs plus hauts sommets. On y trouve des sentiers forestiers paisibles, des montagnes panoramiques faciles d’accès, des gucs tumultueux, un lac caché au cœur de la forêt, des pâturages d’altitude encore en activité et des villages où les traditions houtsoules font toujours partie de la vie quotidienne.
C’est pourquoi un voyage dans la Houtsoulchtchyna devient facilement une invitation à y revenir. Après une première visite, il reste presque toujours un itinéraire, un sommet, un pâturage d’altitude ou un village que l’on n’a tout simplement pas eu le temps de découvrir. Et c’est peut-être ce qui caractérise le mieux le parc : il n’est pas nécessaire de chercher à en faire le tour — il est bien plus intéressant de le découvrir progressivement.




















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